#5. La glace et le sel – José Luis Zarate

2018-03-30 15.07.22

Un grand cri de terreur stupéfaite s’éleva quand les gens comprirent que la goélette était entrée dans le port comme par miracle : la main d’un mort tenait le gouvernail!

Bram Stoker, Dracula

Pour ceux qui ont lu Dracula de Bram Stoker et qui se sont demandé ce qu’il s’était passé dans cette fameuse goélette qui a amené Dracula en Angleterre, ne vous posez plus la question, José Luis Zarate vous donne la réponse.

En effet, dans son livre La glace et le Sel, l’auteur retranscrit, d’après les notes du capitaine, la traversée du Démeter, qui a conduit le célèbre vampire à Londres.

Aucune mention de Dracula n’est faite dans le livre mais la quatrième de couverture l’indique clairement, de sorte que l’on recherche la trace du vampire dans chaque page du roman. Celui-ci fait son apparition lentement, et le suspense n’en est que plus féroce.

La force de l’auteur réside dans son écriture subtile qui crée une atmosphère inquiétante sans jamais trop en dire, laissant au lecteur le soin de plonger dans l’horreur qu’il imagine.

On monte donc avec délectation sur la goélette en pleine tempête auprès du capitaine et de ses hommes.

Cependant, ce récit n’est pas une simple histoire de vampire. Ceux qui liraient le livre pour les trouver seraient d’ailleurs déçus. Non, au-delà du mythe du comte buveur de sang, l’auteur nous parle de désir. Le désir douloureux des hommes qui est parfois aussi insoutenable et insatiable que la soif du vampire. Le désir homosexuel du capitaine impossible à assouvir et qui se transforme dans ce bateau exiguë en une véritable souffrance et le désir de sang des vampires qui ne sont plus que soif.

Mes plaisirs éphémères ne sont pas un vice ; mais qu’il sacrifie les autres pour apaiser sa soif, voilà qui l’est.

J’ai adoré le style de l’auteur à la fois cru et métaphorique. C’est un livre surprenant que j’ai lu en une soirée de par l’intérêt que je lui ai porté, mais également par sa taille, qui a été ma seule contrariété, seulement 170 pages.

J’aurais voulu prolonger mon voyage dans ce bateau en pleine tempête, sous les vagues déchaînées, un goût de sel dans la bouche…

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